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L'association Ciné Rencontres est née avec les sept salles du nouveau cinéma de Vierzon, Ciné Lumière, en juin 2005, construites dans une ancienne usine de matériel agricole, la Société-Française. 
Le but  de Ciné Rencontres est d'encourager l'accès à la culture cinématographique et d'une manière générale de promouvoir le cinéma de qualité par le biais de rencontres et de manifestations. Ciné Rencontres est donc née de la volonté de Francis Fourneau, le directeur de Ciné Lumière et de Joël Hallier, le président-fondateur. Depuis sa création, Ciné Rencontres reçoit, à Vierzon, des professionnels du cinéma, des acteurs (trices) aux réalisateurs (trices) et organisent régulièrement des soirées-débats autour de films d'actualité.

Voici les tarifs d'adhésion

Membre actif : 10 euros; (lycéens : 5 euros); adhésion pour un couple : 15 euros; membre bienfaiteur : 50 euros.

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Présentation

 
L'été arrive. Francis Fourneau espère que la fréquentation du ciné sera meilleure qu'au printemps, durant laquelle la météo s'est montrée trop clémente pour se faire une toile. L'occasion d'avancer aussi dans le dossier du "numérique".

 


 

La SemVie (exploitant) a évoqué la semaine dernière "un bon résultat" pour le cinéma, avec 121 795 entrées. Quels objectifs vous fixez-vous aujourd'hui ?

Pour l'instant, on n'a pas demandé de subvention d'équilibre, mais on risque de demander de l'aide pour passer à l'ère du numérique d'ici la fin de l'année. C'est un investissement très important, de l'ordre de 500 à 600.000 euros tout compris, mais c'est un passage obligé, déjà plus de deux mille écrans en France ont passé le cap. Et puis on peine à trouver de plus en plus de copies en 35 millimètres. Avant, pour 400 copies, on en trouvait cinquante en numérique. Aujourd'hui, c'est plus moitié-moitié. L'étape actuelle est la recherche d'emprunt auprès d'une banque, on peut imaginer cela sur sept ans. Le numérique est en partie payé par la distribution du film, car il y a un système complexe de compensation avec le fait qu'il n'y ait plus de copie à tirer.


 

Quelle réorganisation du cinéma impliquera la numérisation ?

Ce qui est sûr, c'est qu'on ne fera pas qu'une salle (Ndlr : il y en a sept), quitte à passer au numérique, on change tout. On gardera sûrement une salle pour le 35 millimètres. Il y aura certainement deux salles en trois dimensions, une grande et une petite, qui nécessiteront des écrans métallisés. Pour les lunettes, on pense plutôt les vendre afin que les clients puissent les garder et les réutiliser. On va devoir installer la climatisation dans les cabines de projection car le matériel sera plus sensible à la chaleur. Il se peut aussi que le personnel soit plus mobilisé pour l'accueil, le contrôle, les services en bas, car dans les cabines, ce sera un système informatique qui gèrera tout -protégé contre le piratage sic !*- et tout pourra se faire automatiquement...


 

Et l'ancien matériel, qu'allez vous en faire ?

Ce qui est sûr, c'est que je ne veux pas être là le jour où on déménagera tout, car je serai nostalgique... Même les plus récentes bobines deviendront alors de vieux objets de collection... Cela fera sûrement le bonheur du propriétaire du France 2, ancien cinéma.

 

L'intégralité de cette interview à lire dans le Berry républicain, édition du 23\06\2011.


 

Christelle Marilleau

christelle.marilleau@centrefrance.com


 

(*) Le cinéma avait été très médiatisé ces deux dernières années car une organisation autour du piratage des films dans les salles avait été mise en place.

 

Article emprunté à : www.leberry.fr

Par cinerencontresvierzon
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