Partager l'article ! Débat autour de Ce n'est qu'un début: Sources: Berry républicain du 30 mars. Isabelle Leflocq ...
L'association Ciné Rencontres est née avec
les sept salles du nouveau cinéma de Vierzon, Ciné Lumière, en juin 2005, construites dans une ancienne usine de matériel agricole, la Société-Française.
Le but de Ciné Rencontres est d'encourager l'accès à la culture cinématographique et d'une manière générale de promouvoir le cinéma de qualité par le
biais de rencontres et de manifestations. Ciné Rencontres est donc née de la volonté de Francis Fourneau, le directeur de Ciné Lumière et de Joël Hallier, le président-fondateur.
Depuis sa création, Ciné Rencontres reçoit, à Vierzon, des professionnels du cinéma, des acteurs (trices) aux réalisateurs (trices) et organisent régulièrement des soirées-débats autour de films
d'actualité.
Voici les tarifs d'adhésion
Membre actif : 10 euros; (lycéens : 5 euros);
adhésion pour un couple : 15 euros; membre bienfaiteur :
50 euros.























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Sources: Berry républicain du 30 mars.
Isabelle Leflocq, la directrice de l'école qui a mis en place les ateliers philo (à l'origine du film Ce n'est qu'un début), a bien voulu faire une petite pause souvenir après le débat
du 31 mars au Ciné Lumière. Voici enfin la photo! Devant l'affiche, on dirait presque qu'elle a réintégré la classe de sa collègue. Il faut dire qu'elle nous avait fait part d'un sacré
enthousiasme pour l'expérience... Vous repassez quand vous voulez Isabelle!
La bonne parole d'Isabelle Duflocq a été entendue (voir Berry républicain du 30 mars: "Les parents n'osent pas amener leurs enfants, ils peuvent!"). Un enfant est venu avec sa maman à la soirée Ciné Rencontres de mercredi 30 mars au Ciné Lumière, pour voir le film Ce n'est qu'un début.
Bien sûr, Isabelle aurait aimé qu'il ne soit pas le seul aussi jeune à écouter des plus petits que soi philosopher, (quoi que plusieurs étudiants se sont montrés curieux ce soir-là et c'est tant mieux!) mais Isabelle le sait bien, rien ne se fait d'un coup de baguette de maîtresse.
Dès le début de Ce n'est qu'un début (eh oui!), on comprend bien que, elle, (la directrice de l'école participante aux ateliers philosophiques) et Pascaline, l'enseignante volontaire pour l'expérience filmée auprès des maternelles, ont eu un peu peur du démarrage des réflexions.
Posez des questions à quelqu'un qui n'a pas l'habitude de s'en poser et vous verrez le résultat. Eh bien pour les petits, c'est pareil. Mais à force de s'écouter, d'essayer, de tatonner, de se gratter ou de gratter le crâne du voisin, quelque chose finit bien par sortir. Quoi? demande la maîtresse. "Des pensées". "Des idées", répondent les enfants.
Même de sacrées idées. Quand la petite Louise arrive à vous montrer comment une personne peut être intelligente rien qu'en sachant qu'il ne faut pas mettre le pot de Nutella dans le frigo, et que on peut éviter d'être bête en cherchant des solutions auprès de ceux qui savent où mettre le pot de Nutella, eh bien on se dit que les adultes n'ont plus qu'à aller relire Montaigne, Rousseau ou Kant.
Après le film, Isabelle Duflocq a commencé par dire qu'elle était vraiment contente d'une chose: le documentaire reflète bien l'évolution des enfants durant ces deux années d'ateliers philosophiques. Au fil des rendez-vous, les attitudes devenaient étrangement sensées, les phrases de plus en plus longues, et les regards, plus parlants que jamais...
Mais le film a beau faire comprendre aux parents qu'il ne faut pas sous-estimer le petit dernier de la famille, un enfant reste un enfant. Il suffit d'un coup de vent pour éteindre la bougie annonçant la séance de philo, et de ce même imprévu pour que les enfants décident ensemble qu'il n'est alors plus possible de parler si elle n'est pas rallumée. Dormir seul, oui, mais avec un doudou. Philosopher oui, mais avec la flamme..
Isabelle Leflocq, très bavarde, aurait pu passer la nuit à répondre aux questions du public ce soir-là. A parler de son espoir de voir l'éducation prôner ce genre d'atelier, propices à l'éveil du langage de l'enfant, à son éveil tout court, et plus indirectement au respect de l'autre, à l'écoute (chose que les adultes devraient peut-être réapprendre à faire: la philo serait-elle la solution à tout?).
Malheureusement, toutes les bonnnes choses ont une fin, même le débat de Ce n'est qu'un début. Alors pour que les responsables du cinéma puissent à leur tour philosopher dans leur lit, Ciné rencontres a clos le débat des adultes. Juste pour ce soir, ne vous en faites pas...